Reconfinement, nouvelles incertitudes sur la filière diagnostic

octobre 30 11:06 2020 Imprimer cet article

À quoi ressemblera ce deuxième confinement? Cette fois, les diagnostiqueurs pourront continuer à exercer. S’il faut s’attendre à un ralentissement de l’activité, ce reconfinement ne sera pas synonyme d’arrêt brutal comme on l’avait vu en mars. Le Président de la République l’a signifié dès mercredi soir, les chantiers du BTP continueront à tourner. Du côté du secteur immobilier, la situation est plus floue: l’activité devrait aussi se poursuivre, mais les portes des agences et des études resteront closes.

Côté bâtiment, c’est le soulagement. Au printemps, le secteur avait durement été éprouvé entraînant à sa suite tous les métiers périphériques tels que les diagnostics immobiliers. Si ce deuxième confinement aura forcément un impact sur l’activité (un peu ? Beaucoup? Énormément?), on devrait rester loin des chiffres abyssaux du premier confinement, où pour le seul mois d’avril, le BTP avait enregistré une baisse de 88% de son activité selon le ministère de l’Économie. Le secteur du bâtiment apparaît donc plus serein que l’immobilier, même si des interrogations demeurent à l’heure actuelle, sur le maintien de nombreux services connexes (comme les déchetteries ou l’approvisionnement en matériaux, par exemple) indispensables au secteur pour continuer à fonctionner. Réponse dans les prochains jours.

Côté immobilier, en revanche, les inquiétudes s’amoncellent. Plusieurs fédérations, donc la Fnaim, ont d’ailleurs échangé ce jeudi avec le gouvernement sur la poursuite de l’activité. Notaires et agents immobiliers continueront donc à travailler, mais cette activité devrait s’effectuer à distance quasi-exclusivement. Car les agences comme les études resteront closes durant quelques semaines et les visites semblent aujourd’hui interdites pour les agents immobiliers, même si la Fnaim travaille pour faire fléchir le gouvernement sur ce point.

Quoi qu’il en soit, ce reconfinement est à l’évidence un coup dur pour le marché immobilier, et par ricochet, pour l’activité des diagnostiqueurs. On le sait, une période de crise n’est jamais propice à la mobilité résidentielle, et va forcément freiner les projets des ménages, ventes ou locations. Interrogé par Le Figaro, Jean-Marc Torrollion, le patron de la Fnaim estime que “le marché va se réduire et se bloquer“, alimenté en très grande partie et jusqu’à la fin d’année, par les transactions déjà engagées.

ecrire un commentaire

0 Commentaire

Pas de commentaire !

Vous pouvez commencer la discussion.

Ajouter un Commentaire