La nouvelle salve de Que Choisir à l’encontre du DPE

La nouvelle salve de Que Choisir à l’encontre du DPE
août 30 16:44 2017 Imprimer cet article

Le diagnostiqueur immobilier est vacciné depuis. Dix ans que le DPE existe, dix ans que la profession est « soignée » par la presse consumériste. Dans son numéro de septembre, Que Choisir remet le couvert en dévoilant les résultats d’une enquête avec une méthodologie déjà éprouvée : sept maisons à travers l’Hexagone, et cinq DPE façon 3CL commandés pour chacune d’elles auprès d’enseignes nationales ou d’indépendants.

Oui, manifestement, ce nouveau dossier de Que Choisir ne dit pas tout. Comme par le passé, l’association de consommateurs attend peut-être trop de ce DPE, estimation des consommations assortie de simples recommandations, dont la vocation reste bien distincte de l’étude thermique réalisée, elle, dans une perspective de rénovation. Pourtant, l’association de consommateurs s’attache longuement à dénoncer les discordances dans les recommandations effectuées. Dommage aussi que les imperfections du DPE -notamment la méthode sur factures ou les discordances entre logiciels- ne soient pas pointées du doigt.

20 minutes pour 100 m2

Ceci étant dit, même si cette enquête reste à charge, le diagnostiqueur apparaît parfois difficilement défendable. Dix ans après l’avènement du DPE, certaines lacunes demeurent : des visites bâclées (20 minutes pour un bien de 100 m2), un autre bien non visité par le diagnostiqueur, sans oublier le lot d’erreurs grossières relevées par Que Choisir. En Ile-de-France, un opérateur a confondu fioul et gaz, un autre a oublié de prendre en compte les convecteurs électriques de l’étage… Dans le Nord deux diagnostiqueurs ont oublié le poêle à bois à feu continu… Et on en passe. Les enquêtes se suivent et se ressemblent. On pourra simplement regretter que tous les diagnostiqueurs soient mis dans le même sac sans que l’on puisse distinguer ceux qui ont correctement effectué le travail. Après tout, pour chacun des biens plusieurs diagnostiqueurs parviennent à des estimations concordantes.

Conclusion qui s’impose au lecteur, le DPE n’est toujours pas fiable, malgré son impact sur le prix de vente : « ça ne peut pas durer, les enjeux financiers de la valeur verte sont devenus trop lourds », alerte le magazine. À qui la faute ? Si le professionnalisme des diagnostiqueurs n’est pas clairement dénoncé, c’est bien l’impression laissée par l’article. « La logique exige un logement doté d’une seule classe énergétique, quel que soit le diagnostiqueur qui établit le DPE. Pourtant, en dépit des 60 points de contrôle et de leur méthode de calcul standardisée, ils n’arrivent pas au même résultat. »

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