Suite à la demande d’un client, existe-t-il une méthode de frottis sur un revêtement de sol après travaux de désamiantage pour confirmer l’absence d’amiante ?
La réponse de Nathalie Guiomar, référente technique chez ITGA
« Réglementairement, cette pratique n’est pas encadrée. Tout ce que la réglementation prévoit à l’issue des travaux de désamiantage, c’est une mesure d’empoussièrement réalisée selon la norme NF X 43-050, avec un seuil en empoussièrement en amiante à ne pas dépasser, qui est de 5 fibre/litre (mesure de 1ère restitution).
Ce qui est prévu par la réglementation, c’est l’examen visuel de l’état des surfaces traitées selon la norme NF X 46-021, mais il s’agit d’un examen visuel, pas d’un examen par lingette, et la réglementation impose cet examen visuel suite au retrait de flocages, calorifugeages ou faux-plafonds. Cet examen doit également être réalisé lorsque des travaux de retrait ou de confinement de matériaux ou produits de la liste B contenant de l’amiante sont effectués à l’intérieur de bâtiments occupés ou fréquentés. Le propriétaire doit alors faire procéder, avant toute restitution des locaux traités, à l’examen visuel et à la mesure d’empoussièrement dite de 1ère restitution (pour les matériaux de la liste B, c’est le décret 2011-629 du 3 juin 2011 qui a introduit l’obligation, donc application au 1er février 2012).
Enfin, pour tout ce qui est frottis après travaux de retrait, c’est prévu suite aux travaux d’enlèvement de revêtements contenant du plomb. Une norme ASTM existe aussi pour l’amiante, mais la réglementation ne l’impose pas. »