Une publication pour exploiter les données de l’enquête Phébus

Une publication pour exploiter les données de l’enquête Phébus
avril 04 10:35 2017 Imprimer cet article

Le service de l’observation et des statistiques (SOeS) vient de publier un recueil d’analyses, dont l’objectif est « d’apporter des éclairages sur la consommation d’énergie des ménages ».

Issu d’un appel à contributions lancé par le SOeS fin 2014, le document présente dix études réalisées à partir des données recueillies par l’enquête Phébus (Performance de l’Habitat, Équipements, Besoins et USages de l’énergie), portant sur le classement énergétique des logements français en 2012*.  Les auteurs de ces analyses (notamment issus du Cerema, du CSTB, de l’Ademe, de l’Anah, du Credoc, d’EDF…) se sont penchés sur diverses problématiques, et notamment sur la précarité énergétique des ménages.

Découpée en plusieurs parties, « Comment se caractérisent les ménages en précarité énergétique ? », « Quelle performance thermique des logements et quels comportements des ménages ? », « Influence de la localisation sur la consommation et la précarité énergétiques », « Les travaux de rénovation : quelles aides ? Quel effet rebond ? », cette publication permet de « décrire la performance thermique des logements et éclaire sur les comportements de consommation d’énergie des ménages, que ce soit dans l’habitat ou dans les transports ». L’une des analyses conclue notamment que l’« on peut ainsi penser que les DPE déforment l’appréciation des consommations réelles des ménages. Ceci est confirmé par d’autres études de cette revue (à l’instar de l’étude sur l’effet rebond du CSTB) qui montrent qu’il y a des écarts importants entre les consommations conventionnelles (DPE) et réelles (facturées), d’autant plus grands que les étiquettes énergétiques sont mauvaises ».

Pour rappel, l’enquête Phébus a démontré en 2012 que plus de la moitié (53,6%) du parc des logements en France métropolitaine affichait une étiquette énergétique moyenne D ou E, et que seulement 14% bénéficiaient d’étiquettes performantes (A, B, ou C).

*Enquête Phébus réalisée par le service statistique du ministère chargé de l’énergie. L’échantillon est constitué de 10 000 logements représentatifs des régions, des zones climatiques, des types d’habitat (maison individuelle ou logement collectif) et des années de construction, dont 2 399 ménages qui ont participé au volet DPE. Les résultats ont été publiés par le Commissariat général au développement durable en juillet 2014.

Consulter la publication du SOeS « Les ménages et la consommation d’énergie »

Consulter les résultats de l’enquête Phébus

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