Un « nouvel éco-système » de la rénovation doit être mis en place (Plan bâtiment durable)

Un « nouvel éco-système » de la rénovation doit être mis en place (Plan bâtiment durable)
janvier 02 15:39 2017 Imprimer cet article

Accélérer la rénovation performante des logements ne se fera pas sans une profonde remise en cause des dispositifs existants, et l’ajout d’une série de nouveaux outils… Les conclusions finales du rapport de Jean-Pascal Chirat (Club de l’Amélioration de l’Habitat) et de Frédéric Denisart  (Conseil national de l’Ordre des architectes) – sélectionnés au printemps dernier par le Plan Bâtiment durable pour mener les travaux sur les outils de massification de la rénovation – ont le mérite de stimuler l’innovation.

Des freins biens connus

Car « développer un marché de la rénovation énergétique plus autonome, porté par la demande des particuliers et l’offre des professionnels » ne pourra se faire dans les conditions actuelles, et un « environnement économique tendu ». Certes, les plateformes locales « jouent un rôle essentiel de facilitateur et d’intermédiaire de confiance ». Mais cela ne suffira pas en raison de la présence de « nombreux freins », relèvent les contributeurs. Parmi eux, un discours trop souvent axé sur les gains énergétiques uniquement, au temps de retour sur investissement actuel incertain au regard du coût particulièrement bas de l’énergie.

Autre problème majeur, identifié par les professionnels eux-mêmes, un manque de confiance entre les acteurs « de la part des particuliers vis-à-vis des professionnels mais aussi concernant les professionnels entre eux », écrivent-ils. Un constat assez proche finalement de celui formulé par l’association UFC-Que Choisir via sa récente enquête sur les professionnels RGE

Valeur verte, professionnalisation et diagnostic global…

Les copilotes du rapport – qui ont synthétisé près d’une centaine de contributions et échangé avec de nombreux professionnels – listent heureusement une série de propositions ultra-concrètes, notamment  :

  • « Redéfinir la communication institutionnelle nationale sur la rénovation énergétique dans le sens d’un discours valorisant les notions de confort, de qualité d’usage et d’amélioration de la valeur patrimoniale… », notamment au moment de la vente du bien. Si l’approche est déjà appliquée par quelques professionnels (comme Optiréno ou Thermorenov), elle mériterait d’être développée également au niveau local, par le biais des collectivités qui auraient l’occasion de renforcer leur rôle de tiers de confiance.
  • Promouvoir la « réalisation d’un diagnostic global préalable, par un maître d’œuvre » qui contribuerait « à améliorer la performance d’ensemble du projet » dans le cas d’une rénovation globale. Celui-ci ne dispensera pas la filière du bâtiment de prouver « sa capacité à développer un véritable marketing de l’offre de rénovation (…) adaptée et lisible pouvant aller de l’intervention simple et moins contraignante pour les occupants (coûts, délais, etc.), réalisée par une seule entreprise ou un artisan, à l’intervention globale ».
  • Accompagner le déploiement des procédés industriels innovants, le recours aux outils numériques (BIM et numérisation existant, ce que contribue à faire le PTNB notamment ), la sécurisation juridique de l’auto-rénovation…

Consulter le Rapport de synthèse et propositions du groupe « Nouvelles dynamiques de rénovation des logements »

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