Risque sismique en France, le CNRS envisage une réévaluation

Risque sismique en France, le CNRS envisage une réévaluation
août 31 10:53 2020 Imprimer cet article

On parle déjà d’une évolution pour l’état des risques et pollutions, mais une seconde évolution pourrait également surgir dans l’avenir puisque les scientifiques du CNRS réfléchissent actuellement à une réévaluation du risque sismique en France. Ce travail fait suite au séisme de magnitude 5 survenu en 2019 au Teil en Ardèche qui avait détruit une trentaine de maisons et lourdement endommagé une centaines d’autres.

Selon les données publiées le 27 août 2020 dans la revue Communications Earth & Environment, ce séisme sans précédent historique serait dû à la réactivation d’une faille qui n’était pourtant  pas considérée comme active de nos jours. “Ces résultats suggèrent la possibilité que d’autres failles anciennes puissent être réactivées en France ou en Europe de l’Ouest et produire de tels déplacements du sol, alors que le risque de séismes avec rupture de surface était jusqu’à présent considéré comme négligeable”, explique le CNRS dans sa communication. Pour mieux estimer une telle probabilité, le CNRS explique que “plusieurs équipes en France ont entamé des investigations paléosismologiques à la recherche d’indices d’anciens séismes le long de telles failles”. Selon un des auteurs de l’étude interrogé par BFM, il y aurait en France “5 ou 6 failles, peut-être une dizaine de zones où on peut se poser la question, dont la faille sud-armoricaine (en Bretagne, ndlr), celle d’Artois (dans le nord de la France, ndlr), ou dans le Mercantour”.

ecrire un commentaire

0 Commentaire

Pas de commentaire !

Vous pouvez commencer la discussion.

Ajouter un Commentaire