Le DPE et la valeur verte, un critère qui change les prix

octobre 18 15:08 2018 Imprimer cet article

Dans quelle mesure la valeur verte impacte t-elle les prix des logements en 2017 ? C’est à cette question que tente de répondre Min.not, en publiant une nouvelle étude statistique immobilière basée sur les DPE. L’analyse s’affine au fil des années, puisque le taux de renseignement a progressé de 10 points rien que par rapport à l’année précédente et atteint 70% en 2017.

Quid de la valeur verte pour les maisons ?

Min.not souligne un « effet étiquette énergétique » plus parlant pour les maisons. De manière générale, le rapport indique qu’en 2017, les maisons de classe A et B se sont vendues en moyenne de 6 à 14% plus cher que celles classées D. Par exemple : en Nouvelle-Aquitaine, les maisons avec une étiquette F ou G se sont vendues en moyenne 17% moins cher que les maisons en classe D, alors que celles en classe A et B, ont été vendues en moyenne 12% plus cher.

Autre conclusion, comme pour les ventes de l’an passé, l’effet des étiquettes C et E exprimé en proportion du prix du bien est pratiquement symétrique dans toutes les régions françaises. “Pratiquement” car il a été constaté que dans les régions Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, l’effet négatif d’une étiquette F ou G est toujours plus important que l’effet positif d’un A ou d’un B.

Quid de la valeur verte pour les appartements ?

 

Du côté des appartements, l’écart est un peu moins prononcé que pour les maisons. Par exemple, dans les Hauts-de-France, les appartements classés F ou G se sont vendus en moyenne 4% moins cher que les maisons en D, alors que celles en classe A et B, ont été vendues en moyenne 9%. Dans trois régions seulement (Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes), les bonnes étiquettes induisent des variations de prix mesurables.

Contrairement aux maisons, l’effet positif d’une étiquette A ou B est presque toujours plus important que l’effet négatif lié à une mauvaise étiquette.

Logement récent donc valeur verte optimisée ?

Si on s’attarde sur la répartition des étiquettes, on remarque qu’elle est très variable selon l’époque de construction. Les maisons classées A, B ou C représentaient en 2017 environ 20% des maisons construites avant 1948, 10% entre 1948 et1980, 40% entre 2001 et 2010, et plus de 60% depuis 2011. Les logements construits au 21ème siècle avec une bonne étiquette énergétique, ont d’ailleurs une plus-value quasiment identique (9% pour une maison et 10% pour un appartement).

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