La mauvaise qualité de l’air intérieur coûte 20 milliards d’euros chaque année

avril 10 12:32 2014 Imprimer cet article

Quel est le coût socio-économique de la mauvaise qualité de l’air intérieur ? L’Oqai (Observatoire de la qualité de l’air intérieur), le CSTB et l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail) ont planché sur la question et remis leur rapport cette semaine. Première tentative du genre, l’étude aboutit à la coquette somme de 19,5 milliards d’euros ! Toujours selon ce copieux rapport (près de 100 pages), la mauvaise qualité de l’air intérieur serait responsable, annuellement, de près de 20 000 décès et plus de 31 000 maladies !

Benzène, trichloréthylène, radon, monoxyde de carbone, particules, tabagisme passif : l’étude tente de définir la part de responsabilité de chacun de ces polluants intérieurs. Les particules apparaissent ainsi les plus incriminées avec plus de 16 000 décès annuels. A l’inverse, les décès par intoxication au CO ou les cancers du rein engendrés par le trichloréthylène ne pèseraient que 98 et 20 décès, respectivement.

Au-delà des coûts de santé directement liés à cette mortalité et cette morbidité (16 milliards d’euros), l’étude s’est aussi penchée sur les coûts annexes (comme la perte de production, le coût de la recherche…) pour parvenir à la somme totale de 19,5 milliards d’euros.

Près de 20 milliards d’euros, cela peut sembler énorme, mais si l’on en croit les auteurs de l’étude, ce coût serait une estimation plancher. De nombreux polluants, comme le formaldéhyde, par exemple, n’ont pas été considérés, faute de disposer de données suffisantes.

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