INRS : le rapport sur les APR préconise une réflexion sur la réglementation amiante

janvier 25 12:31 2016 Imprimer cet article

Attendu dans le petit monde de l’amiante, le rapport de l’INRS sur les facteurs de protection assignés aux APR (appareils de protection respiratoire) vient d’être dévoilé. En ligne de mire ? Les désamianteurs intervenant sur des chantiers générant de niveau 2 et 3 (empoussièrements respectifs de plus de 100 fibres par litre et plus de 6 000 f/l).

Cette campagne de mesures réclamée par les pouvoirs publics et menée sur 2014-2015, devait déterminer, par analyse META, des facteurs de protection assignés des appareils de protection respiratoire portés par les opérateurs du désamiantage. Des prélèvements ont ainsi été menés à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des masques. Et comme souvent en matière d’amiante, ce rapport de l’INRS plaide pour une amélioration des conditions de désamiantage et une réflexion afin de limiter le risque d’exposition. « Ces résultats ont montré les carences de l’évaluation du risque d’exposition à l’amiante chez les désamianteurs avec près de 25% des valeurs d’empoussièrement supérieures au seuil réglementaire indiqué dans leur plan de retrait », relève l’INRS dans ses conclusions. La question se pose notamment pour le retrait des plâtres amiantés, matériau déjà pointé du doigt à diverses reprises (notre article). Pour réduire l’exposition, l’INRS préconise une réorganisation du travail, par exemple en réduisant le nombre de personnes directement exposées, à proximité de la source d’émission. Autre recommandation formulée par l’INRS, le renforcement de la surveillance des chantiers.

Reste désormais à attendre l’éventuelle traduction réglementaire de ce rapport. Fin juin, le ministère du travail avait en effet publié à la hâte un décret maintenant les niveaux d’empoussièrement, malgré l’abaissement de la VLEP au 1er juillet (notre article). A cette occasion, la DGT (Direction générale du travail) avait bien précisé que ce maintien des niveaux d’empoussièrement restait transitoire, dans l’attente de la publication de ce rapport. Par ricochet, toute modification des niveaux d’empoussièrement modifiera la réglementation sur les EPI définis pour chaque niveau, par l’arrêté du 7 mars 2013.

Accéder au rapport de l’INRS

ecrire un commentaire

0 Commentaire

Pas de commentaire !

Vous pouvez commencer la discussion.

Ajouter un Commentaire