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Flambée des coûts ou inflation contenue ?

Le nouveau dispositif de certification devrait engendrer une augmentation mesurée des coûts.

Dimag s’était déjà penché sur la question au printemps 2017, lorsque la première mouture de la réforme avait été présentée. Combien coûtera le nouveau dispositif de certification au diagnostiqueur ? Deux fois ? Trois fois plus cher qu’aujourd’hui ? On a entendu les estimations les plus folles. Si l’inflation des coûts de certification semble inévitable, elle devrait cependant demeurer contenue pour ne pas dire mesurée. Et le coût de la certification pourrait même baisser pour les diagnostiqueurs spécialisés DPE ou amiante qui profiteront pleinement de l’extension du cycle de certification. Quelques éléments d’explications.

Les raisons qui font craindre une inflation des coûts :

1. Une certification qui passe de 5 à 7 ans

Cela signifie également un suivi plus long pour les certificateurs : suivi des plaintes et réclamations, échange de courriers, surveillance… Une charge supplémentaire qui sera nécessairement répercutée sur le coût de chaque certificat.

2. Contrôle sur ouvrage

Plus de domaines audités, mécaniquement, le contrôle sur ouvrage va considérablement augmenter. D’autant plus qu’il se présente comme un véritable casse-tête logistique. 2 000 à 3 000 euros selon les estimations recueillies auprès de différents certificateurs l’an passé.

3. Des formations plus nombreuses

Deux jours minimum pour les certifications sans mention, quatre pour les mentions. Si pour le DPE et l’amiante, les obligations sont revues à la baisse, globalement, l’opérateur sera soumis à un peu plus de jours de formation. Il faudra aussi compter avec les coûts de certification, obligatoire à l’avenir pour les organismes de formation, qui seront vraisemblablement répercutés sur les opérateurs.

Les raisons qui laissent espérer à une inflation contenue :

1. Effet de globalisation

Aujourd’hui, il faut compter environ 1 000 euros selon les organismes pour un seul contrôle in situ. Mais on a vu que pour le DPE et le gaz, il était possible de globaliser le in situ permettant d’abaisser singulièrement la facture. Si regrouper cinq ou six domaines sur le même diagnostic paraît difficile, en revanche, cette globalisation permettra aussi de contenir les coût du in situ.

2. Suppression des QCM en recertification

Moins de bachotage pour le candidat, mais aussi moins de logistique, et moins de corrections pour le certificateur. La disparition des examens théoriques aura donc un effet positif sur le coût de la certification.

3. Lissage sur 7 ans

Contrôle sur ouvrage, examens, surveillance documentaire, tout le dispositif est désormais lissé sur 7 ans et non plus 5.

4. Le jeu de la concurrence

Dans les mois qui viennent, tous les certificateurs reverront leurs tarifs tout en cherchant à conserver leurs certifiés. La concurrence entre les organismes certificateurs n’est pas à négliger, et elle aura aussi nécessairement un effet positif pour contenir les coûts.

La réforme de la certification représente en effet une opportunité pour les certificateurs d’augmenter leur part de marché puisque pour limiter les coûts du contrôle sur ouvrage global, les diagnostiqueurs seront tentés de regrouper toutes leurs certifications chez un seul et même certificateur.

5. De nouveaux formats

E-learning, blended-learning, et on en passe. Si le nouveau dispositif induit une dose de formation supplémentaire, les nouveaux formats, souvent moins onéreux que la classique formation en salle, devraient contenir cette hausse.

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