En 2011, les ménages se sont détournés des travaux d’économies d’énergies

août 28 16:37 2012 Imprimer cet article

Détachement vis-à-vis des questions écologiques, hausse des factures énergétiques qui poussent à s’interroger sur sa consommation, mais sans pour autant prendre de mesures coûteuses, diminution des travaux d’économies d’énergies, DPE vu comme une « barrière administrative »… Le baromètre annuel de l’Ademe* s’intéressant aux ménages et à la maîtrise de l’énergie livre une vision plutôt grise du marché des travaux d’économies d’énergies pour l’année 2011.

Une crise qui frappe de plein fouet les Français…

Pour une majorité de Français, les questions écologiques sont passées derrière les préoccupations économiques et sociales (chômage, inégalités sociales), conséquence directe d’un contexte économique difficile en 2011. Cependant, les factures énergétiques ont augmenté (de 1 368 euros en 2010 à 1 394 euros en 2011). Très logiquement, diminuer ce montant devient la première motivation pour réaliser des travaux d’économies d’énergie. Elle remplace la « recherche de confort », préoccupation principale en 2010. Reste que de moins en moins ont les finances pour se lancer dans ce chantier.

Un DPE « mal-aimé », mais les conseils plébiscités

Si le nombre de ménages ayant fait réalisé un diagnostic de performance énergétique a augmenté – passant de 12 à 16% entre 2010 et 2011 – ils ne l’exploitent pas vraiment. Des enseignements quelque peu contradictoires avec une enquête récente (Lire « Le DPE incite à la rénovation énergétique »)

Selon l’enquête de l’Ademe, seul un tiers des sondés a pris connaissance des recommandations de travaux formulés dans le rapport de diagnostic… Et sur cette petite partie, environ un sur deux a réalisé les travaux recommandés, souvent de façon partielle.

Pour la grande majorité des sondés, « le DPE est considéré comme une barrière administrative dans le cas d’une transaction immobilière ». Cette tendance peut sembler quelque peu paradoxale puisqu’il ressort, dans la dernière partie de l’enquête, que nombre de particuliers veulent être conseillés par des professionnels sur les solutions innovantes à mettre en œuvre, ainsi que sur l’évaluation de la performance énergétique de leur logement.

Des ménages qui ne s’engagent plus forcément dans les travaux d’économies d’énergies

Conséquence logique, « la part de réalisation de travaux de performance énergétique retrouve en 2011 son niveau de 2008, autour de 12,8 %», constate l’Ademe. De plus, les intentions d’entreprendre ces travaux progressent « faiblement » et de manière floue.

Les travaux sur l’enveloppe toujours en tête

Les travaux d’isolation reste majoritaires en 2011, quoique en légère baisse. « À l’inverse, relève l’Ademe, la part des interventions sur le chauffage augmente sensiblement ». Une augmentation due à la progression du marché des chaudières à condensation et à la reprise de celui des PAC.

Une éco-PTZ moins sollicité

Seuls 40% des ménages interrogés en 2011 connaissaient l’éco-PTZ, contre 51% l’année précédente. Cette méconnaissance explique probablement sa diminution en 2011, déjà annoncée par ailleurs (lire aussi « Pas plus de 40 000 éco-PTZ en 2011 ? »)

(*) Etude réalisé sur 10 000 ménages par TNS Sofres pour l’Ademe à partir d’un questionnaire adressé fin janvier 2012 à un échantillon représentatif de 10 000 ménages.

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