Deux résidences sur trois sont énergivores en Ile-de-France

by Christophe Demay | 8 janvier 2019 15 h 14 min

Paris et sa région affichent les plus mauvaises performances énergétiques de l’Hexagone. C’est ce qui ressort d’une étude produite par l’Insee et la Drihl[1] (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement), publiée en décembre. En Ile-de-France, plus d’une résidence principale sur trois est ainsi considérée “très énergivore” (étiquette F ou G du DPE) contre une sur quatre à l’échelle nationale. En valeur absolue, cela représente tout de même 1,7 million de logements, souvent anciens, qui n’ont fait l’objet d’aucune rénovation énergétique.

Et si on y ajoute l’étiquette E du DPE, la proportion grimpe à deux tiers de logements jugés comme “énergivores” ou “très énergivores”. A l’autre bout de l’échelle du DPE, seuls 2% des logements franciliens apparaissent vertueux avec une étiquette A ou B. L’explication est simple, le bâti francilien est souvent vieillissant : selon l’Insee et la Drihl, une résidence principale sur cinq a été construite voilà plus d’un siècle, une sur deux pour Paris intra-muros.

Paradoxalement, l’enquête montre cependant une vulnérabilité énergétique moins importante que pour le reste de la France: 7,5% des ménages franciliens concernés (358 000 ménages), deux fois moins qu’au niveau national. L’explication tient ici à des revenus plus élevés, en moyenne, que pour le reste de la France et aussi à des surfaces bien inférieures.

Consulter l’étude “Se chauffer en Île-de-France : la petite taille des logements atténue le coût d’une performance énergétique médiocre”.[2]

Endnotes:
  1. étude produite par l’Insee et la Drihl: https://www.insee.fr/fr/statistiques/3678895
  2. Consulter l’étude “Se chauffer en Île-de-France : la petite taille des logements atténue le coût d’une performance énergétique médiocre”.: https://www.insee.fr/fr/statistiques/3678895

Source URL: https://www.dimag.info/deux-residences-sur-trois-sont-energivores-en-ile-de-france/