Deux résidences sur trois sont énergivores en Ile-de-France

janvier 08 15:14 2019 Imprimer cet article

Paris et sa région affichent les plus mauvaises performances énergétiques de l’Hexagone. C’est ce qui ressort d’une étude produite par l’Insee et la Drihl (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement), publiée en décembre. En Ile-de-France, plus d’une résidence principale sur trois est ainsi considérée « très énergivore » (étiquette F ou G du DPE) contre une sur quatre à l’échelle nationale. En valeur absolue, cela représente tout de même 1,7 million de logements, souvent anciens, qui n’ont fait l’objet d’aucune rénovation énergétique.

Et si on y ajoute l’étiquette E du DPE, la proportion grimpe à deux tiers de logements jugés comme « énergivores » ou « très énergivores ». A l’autre bout de l’échelle du DPE, seuls 2% des logements franciliens apparaissent vertueux avec une étiquette A ou B. L’explication est simple, le bâti francilien est souvent vieillissant : selon l’Insee et la Drihl, une résidence principale sur cinq a été construite voilà plus d’un siècle, une sur deux pour Paris intra-muros.

Paradoxalement, l’enquête montre cependant une vulnérabilité énergétique moins importante que pour le reste de la France: 7,5% des ménages franciliens concernés (358 000 ménages), deux fois moins qu’au niveau national. L’explication tient ici à des revenus plus élevés, en moyenne, que pour le reste de la France et aussi à des surfaces bien inférieures.

Consulter l’étude « Se chauffer en Île-de-France : la petite taille des logements atténue le coût d’une performance énergétique médiocre ».

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