Le matériel du diagnostiqueur immobilier

Le matériel du diagnostiqueur immobilier
mars 11 14:08 2020 Imprimer cet article

Si son savoir-faire sans cesse actualisé demeure sa meilleure arme sur le terrain, le diagnostiqueur immobilier a aussi besoin de matériels pour exercer dans les meilleures conditions. Indispensables, parfois même repris dans les textes normatifs ou réglementaires, ou facultatifs afin de faciliter la mission, ces différents outils ne peuvent être choisis à la légère et devront ensuite être l’objet de multiples attentions. Le point diag par diag.

Le matériel indispensable

• Logiciel de DPE-3CL validé obligatoirement par la DHUP et l’Ademe.
• Télémètre laser.
• Mètre classique, mètre ruban ou mètre pliant.
• Boussole
• Inclinomètre
• Vitromètre
• Échelle télescopique pour pouvoir accéder aux combles
• Lampe torche
• Logiciel Google Earth ou tout autre équipement permettant d’évaluer l’altitude à laquelle se trouve le bâtiment.
A noter que le télémètre peut comporter une fonction capteur d’inclinaison (inclinomètre), qui permet d’évaluer les masques lointains.

Entretien et vérification

• Veiller aux mises à jour de son logiciel afin de prendre en compte les évolutions réglementaires (par exemple : actualisation du contenu en CO2 des réseaux de chaleur et de froid parue au JO du 13/11/2014)
• Appliquer les mêmes prescriptions pour l’entretien et la vérification du lasermètre.

Outils facultatifs

• Petit miroir : optionnel, mais pratique, pour voir le marquage (parfois difficilement accessible) de certains équipements.
• L’appareil photo (intégré au smartphone) peut également permettre de relever ces informations.
• Caméra diurne : certains télémètres comportent cette fonctionnalité, qui peut permettre de viser le faîtage d’un bâtiment, pour évaluer l’angle sous lequel il est vu, avec plus de précision.
• Stylo fumigène : permet de vérifier si la VMC fonctionne. Il peut donner une image plus professionnelle que la «  traditionnelle  » feuille de papier toilette permettant d’évaluer la dépression créée par la VMC.

Matériel

• Matériel de sondage et de prélèvement : marteau, burin, cutter…
• Étiquettes amiante : pour signaler la présence d’éléments amiantés.
• Bombe de laque pour le prélèvement ou gel hydrique.
• Lampe torche (400 lumens) et miroir (pour le contrôle après-travaux).

Matériel optionnel

• Appareil de détection amiante à spectrographie infrarouge pour une aide au sondage.
• Aspirateur THE.
• Carotteuse.

Équipement de protection individuelle (EPI)

• EPI exigés selon les niveaux d’empoussièrement : combinaison à usage unique, gants à usage unique, masque FFP3 ou APR conformes à l’arrêté du 7 mars 2013. L’entretien de ces EPI devra également être conforme à cet arrêté.

Matériel de base Crep et Dripp

• Analyseur plomb conforme aux exigences réglementaires (technologie imposée de la fluorescence X, source, fiabilité des mesures, étalonnage, etc.)
• Matériel réglementaire lié à la détention d’analyseur plomb  : extincteur, coffre-fort, mallette de rangement…

CAT (contrôle après-travaux)

• Gants à usage unique
• Sur-chaussures à usage unique
• Lingettes humidifiées.
• Tube en polypropylène.

Entretien et renouvellement

• Le calibrage de l’analyseur plomb doit être réalisé suivant la NF X 46-030
• Le renouvellement des sources est également à prévoir.
Il figure d’ailleurs dans les textes depuis l’arrêté du 19  août 2011 : les diagnostiqueurs doivent fournir une « attestation du fabricant de leur appareil de détection du plomb dans les peintures, indiquant la durée de vie maximale de la source radioactive au-delà de laquelle l’appareil ne peut plus être utilisé».

Matériel obligatoire

• Un appareil de mesure de continuité dont la source doit être capable de fournir une tension à vide de 4 V à 24 V et un courant d’au moins 0,2 A.
• Un appareil de présence et de niveau de tension de 0 V à au moins 500 V alternatif et au moins +/- 500 V en continu (exigence du nouveau FD C 16- 600).
• Un appareil de mesure d’isolement dont la source doit être capable de fournir une tension à vide de 500 V en courant continu et un courant de 1 mA
• Un appareil de mesure de résistance de prise de terre par piquets
• Un appareil de mesure d’impédance de boucle de défaut
• Un appareil de contrôle de dispositif à courant différentiel résiduel
• Un appareil de présence et de niveau de tension.
Plusieurs de ces fonctions peuvent être assurées par un même équipement. Enfin, les appareils de mesure électrique doivent être conformes aux normes de la série NF EN 61557.

Équipements de protection individuelle

• Gants, écran facial et vérificateur absence de tension (VAT).

Matériel optionnel

• Enrouleur 30 ou 50 m
• Perchette télescopique
Entretien/ Etalonnage
• Vérifiez l’état de bon fonctionnement, avant chaque utilisation, des batteries, câbles et accessoires de mesure. Ceux-ci ne doivent pas présenter de défauts (craquelures, fissures, jeux…) et tout choc ou chute entraînant ou non un dommage visuel, doit faire l’objet d’un contrôle attentif de bon fonctionnement.
• La norme XP C 16-600 indique que : « les appareils doivent être utilisés, maîtrisés et vérifiés périodiquement de façon à assurer que l’aptitude de mesure est compatible avec les exigences de mesure. » Un étalonnage périodique de l’appareil n’est pas nécessaire pour attester de son bon fonctionnement, un constat de vérification permet, lui, de vérifier la conformité du contrôleur par rapport à ses caractéristiques d’origine.
• Le nouveau FD C 16-600 qui se substitue à la norme XP C 16-600, précise la périodicité de vérification de cet instrument, à savoir tous les trois ans.

Matériel de base

• Un analyseur gaz mesurant la teneur en monoxyde de carbone (CO) avec une sensibilité adaptée à la NF P 45-500. Cet analyseur doit être étalonné et entretenu chaque année (renvoi chez le constructeur), puisqu’une dérive de la cellule électrochimique peut fausser certains résultats.
• Une bombe moussante en aérosol (permet de détecter une fuite sur des installations sans compteur ou avec compteur bloqué) ou un détecteur de fuite électronique (autorisé depuis la refonte de la NF P 45-500). Appareil également à étalonner chaque année chez le constructeur.

Idéalement, mieux vaut prévoir les deux  : le détecteur de fuite électronique se révèle en effet très sensible, mais pas toujours très précis pour une fuite située à proximité d’un enchevêtrement de raccords cuivre. Dans ce cas, pour localiser précisément la fuite, la bombe moussante s’avère très pratique.
• Un chronomètre/montre pour la mesure de débit / de fuite / le temps de chauffe des appareils.
• Une étiquette de condamnation en cas de DGI. L’étiquette peut préciser si l’installation est condamnée dans son intégralité : dans ce cas, elle sera à apposer sur la coupure générale. Pour une condamnation partielle, elle sera apposée sur le robinet de commande de l’appareil concerné.
• Une grille de contrôle (annexe B de la norme) ou un logiciel informatique professionnel respectant la norme NF  P  45-500.

Matériel optionnel

• Clef gaz pour l’ouverture des coffrets EDF-GDF, gaines gaz et placards techniques.
• Tournevis plat et cruciforme.
• Appareil photo.
• Lampe frontale et lampe torche.

Matériel de base

Télémètre : celui-ci devra être robuste, avec une précision minimale de 1mm et une distance de mesurage de 50 mètres. Certaines fonctions peuvent se révéler fort utiles comme la triangulation ou/et fonction Pythagore ainsi que le calcul des surfaces (y compris triangle et trapèze). De même, les options appareil photo intégré, boussole ou transmission des données par bluetooth peuvent permettre de gagner du temps.
Mètre ruban : privilégier un 5 mètres plutôt qu’un 3 mètres, afin d’éviter de refaire plusieurs mesures ; rigide de préférence qui ne plie pas ou ne vrille pas lorsqu’il est déroulé. Un accroche ceinture ou un aimant au bout peuvent se révéler également fort utiles.

Entretien/renouvellement

• Comme tout appareil électronique, le télémètre peut connaître quelques dysfonctionnements. L’appareil est sensible aux chocs et aux écarts de température. Il craint ainsi le froid et le chaud (les piles, surtout), il convient donc d’éviter de le laisser dans le coffre d’une voiture toute une journée, par exemple.
• Pour prévenir un risque de dérive, une vérification basique consiste tout simplement à confronter la mesure télémètre avec un mètre ruban.
• En matière d’étalonnage, il n’existe pas d’exigence réglementaire, mais des préconisations de fabricants pour la vérification. Au regard de son prix d’achat, il reste toutefois peu intéressant de faire étalonner un télémètre.

Matériel optionnel

• Logiciel pour la réalisation de plans.
• Double-mètre pliant : il pourra servir de pige pour les hauteurs de 1,80 m lors des mesurages Carrez et Boutin.
• Lecteur d’angles : l’instrument se révèle utile pour des vieux murs ou en sous-face de toiture.

Matériel de base

• Un poinçon et une loupe.
• Une lampe torche, lampe frontale.
• Appareil photo pour étayer le rapport et se prémunir contre d’éventuels recours.
• Échelle télescopique pour accéder aux combles.
• Humidimètre / hygromètre notamment pour mesurer l’humidité des bois et détecter des taux anormalement élevés.

Matériel optionnel

• Caméra endoscopique, détecteur électronique de termites, ou encore détecteur sonore…
Bien sûr, ils ne sont nullement indispensables. Mais ces matériels peuvent fournir une aide précieuse à l’opérateur lors des investigations de repérage, en particulier pour des parties non visibles.

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