Abondance de questions et de visiteurs pour les JDI à Lyon

novembre 29 21:59 2011 Imprimer cet article

L’affluence ne trompe pas. Plus une seule chaise disponible pour quiconque voulait assister à l’une des quatre conférences du jour. A la veille des grandes manœuvres, les diagnostiqueurs sont venus chercher l’information. Opportunément placées en fin d’année, alors que beaucoup de textes désormais figés dans leur rédaction, sont attendus dans les prochaines semaines, ces JDI n’avaient d’autre vocation que d’apporter une info claire, complète et officiellement validée par les deux représentants du ministère présents pour l’occasion, Aurélien Chazel, chef de projet “Certification” à la DHUP et Romain Remesy, chef de projet DPE (lire également “Entrée en vigueur repoussée pour le nouveau DPE”).

Au rang des principales préoccupations de la profession, les contours de la recertification. Quelles sont les nouvelles exigences de formation ? Quelles mentions pour quels biens ? Quels coûts aussi ? Le nouveau dispositif s’annonce particulièrement lourd. Et si le ministère, par la voix d’Aurélien Chazel, a réaffirmé sa ferme volonté d’éradiquer les “dérives”’ dans la profession au travers, notamment, de ce dispositif, les professionnels, eux, s’inquiètent davantage des coûts engendrés par la nouvelle donne. Entre les certifications avec mention, entre les contrôles sur ouvrages (pour le gaz, l’amiante avec mention, le DPE ou le Dripp), on évoque un coût doublé.

Au-delà de la certification/recertification, ces JDI auront permis de faire un point sur les évolutions en matière de DPE ou d’amiante. Qu’il s’agisse du nouveau contexte fixé par le décret du 3 juin, des six mesures du plan de fiabilisation du DPE ou des trente points d’entrées ajoutés à la méthode 3CL et détaillés par Romain Remesy. Sans doute jamais autant d’exigences n’ont pesé sur la profession simultanément : plan de fiabilisation du DPE, recertification, évolutions réglementaires pour l’amiante… Autant d’exigences qui surviennent malencontreusement dans un marché transactionnel en berne.

Au-delà de ces deux conférences portées davantage sur les évolutions réglementaires, ces JDI avaient également pour ambition de dresser un état des lieux de la profession grâce à la traditionnelle enquête réalisée par Dimag/Gallileo. A ce chapitre, les chiffres confirment les ressentis sur le terrain : le CA par cabinet accuse un léger recul, le climat se détériore dans un contexte concurrentiel toujours très fort où le particulier en direct tend à prendre, année après année, plus de poids. Des solutions existent cependant. Où va la profession ? Quelles opportunités s’offrent au diagnostiqueur ? AC Environnement, Agenda Diagnostics, Qualiconsult… plusieurs invités étaient ainsi venus témoigner de leur expérience. Parce que l’expérience des uns peut toujours inspirer les autres : c’est aussi un des objectifs de ce salon.

Dimag.info publiera dans les tous prochains jours les slides présentés par les différents conférenciers.

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