Radioprotection: six établissements sur dix épinglés dans les Pays de la Loire

septembre 11 18:59 2012 Imprimer cet article

Alors que l’ASN communique actuellement sur son rapport d’activité en France, elle demeure peu prolixe sur les diagnostiqueurs immobiliers : aucune statistique précise sur son activité en direction de la profession. Du côté de l’ASN, on nous explique qu’aucune campagne nationale n’est conduite et qu’il s’agit davantage « d’inspections ponctuelles » opérées dans un esprit de « sensibilisation ». Question de priorité : les machines à plomb avec leurs sources scellées ne représentent pas un enjeu de santé majeur aux yeux de l’ASN, au regard de ses autres missions.

Certaines divisions régionales de l’ASN ont néanmoins mené des campagnes à l’instar de celle opérée dans les Pays de la Loire début 2011, qui a conduit une action auprès d’une dizaine d’établissements détenteurs d’appareils à sources scellées pour la détection de plomb dans les peintures. Bilan de ces contrôles ? Un bon point décerné pour trois établissements qui mettent en œuvre « de manière très satisfaisante » les principales dispositions applicables en matière de radioprotection. En revanche, l’ASN évoque un « manque de rigueur » pour quatre autres établissements dans le respect des délais associés aux obligations réglementaires.

Concernant ces contrôles, l’ASN évoque encore « une méconnaissance des règles de gestion des sources » :
– inventaire annuel des sources scellées non transmis à l’Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN) pour la moitié des cas ;
– non-remplacement des sources dans trois cas sur dix ;
– protections insuffisantes contre le vol et l’incendie (extincteurs sans contrôle périodique et mal implantés dans l’établissement, coffre non scellé…) pour 5 cas sur 10 ;
– enfin, dans 6 cas sur 10, la réglementation relative au transport de matières radioactives a été mise en œuvre de manière approximative (expéditeur non identifié sur le colis de transport, absence de déclaration d’expédition, etc.).

Suite à différentes inspections régionales, l’ASN avait réagi en mars dernier, en transmettant un courrier aux différentes organisations professionnelles afin qu’elles le relayent à leurs adhérents. S’inspirant des retours sur le terrain, l’ASN rappelait au diagnostiqueur ses différentes obligations en matière de PCR. Accéder au courrier

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