« Le drame de notre métier est que les diagnostics sont à la charge du vendeur, dont l’intérêt est de trouver le diagnostiqueur le moins cher, qui passera le moins de temps sur place, qui verra le moins de choses, mais qui à la fin lui donnera un rapport vierge de vices cachés. Avez-vous déjà vu la tête d’un propriétaire lorsque vous lui montrez fièrement des termites ? il n’est pas “ super content ” et n’a qu’une envie, celle de vous voir partir. Il y a même des diagnostiqueurs qui se sont fait une spécialité de passer après vous si vous n’avez pas trouvé assez de surface, ou déniché des termites dans le jardin. Ils sont toujours prêts à intervenir pour “ dépanner ” une agence et ne pas “ casser la vente ”.
En Angleterre, ça démarre doucement mais c’est bien plus malin, la profession est “ autoportée ” par le sérieux des intervenants : le diagnostic technique est à la charge de l’acquéreur.... et ça, ça change tout. Certains n’hésitent pas à faire déplacer de loin le technicien le plus compétent, celui qui va trouver l’introuvable, bref le meilleur.
Les escrocs et les “ intermittents du spectacle ” peuvent se rhabiller, il reste peu de place pour eux. Voilà c’était une petite réflexion, un petit constat que je voulais partager. C’était la minute de Monsieur Cyclopède. Allez, au travail !
Olivier Milano, Adequat expertises

