1.Faire du DPE un outil de référence…
Deux éléments nous semblent indispensables.
Vérifier la conformité des quinze logiciels du marché avec la méthode de calcul 3CL. Le travail d’évaluation du Ministère auquel nous avons contribué n’a pour l’instant approuvé que quelques logiciels.
Ouvrir l’évaluation de la performance énergétique à des algorythmes complémentaires (Comfi, Fauconnet, Costic…) permettrait une meilleure prise en compte des particularités du bâtiment et du comportement de ses occupants.
2. …Et du diagnostiqueur, un référent de la performance énergétique. Il faut nous faire reconnaître comme l’interlocuteur indispensable, en amont, en fournissant un diagnostic fiable et indépendant, comme en aval, pour réaliser les contrôles de travaux. Il faut proposer aux pouvoirs publics de soumettre - via un décret découlant de la loi Grenelle II - le versement des subventions à l’expertise d’un professionnel indépendant. Cela rassurera le consommateur et évitera les abus impactant les finances de l’Etat.
3. Fiabiliser le diagnostic « amiante ». Cela fait cinq ans que trois Ministères travaillent à la remise à plat des textes sur l’amiante. Il faut maintenant la traduire en textes réglementaires. Car sur le terrain, les diagnostiqueurs rencontrent des problèmes d’interprétation, par exemple, la surveillance des matériaux ne concerne pas réglementairement l’amiante non friable à l’inverse des préconisations du dernier rapport de l’Afsset.
4. Créer le dossier technique « plomb ». Le diagnostic plomb dans les parties communes est obligatoire depuis août 2008. Mais la traçabilité n’est pas assurée comme dans le DTA, ce qui serait pourtant bien utile aux entreprises amenées à réaliser des travaux dans le bâtiment. Nous militons pour que le Crep connaisse lui aussi un suivi efficace.
5. Alléger la recertification. Il est bien assez tôt pour s’atteler à ce chantier ! Repasser examens théoriques et pratiques tels qu’ils ont été réalisés initialement, dans chaque diagnostic, tous les cinq ans, paraît trop lourd pour tout le monde. La recertification doit s’appuyer sur un référentiel plus léger, moins coûteux, et tout aussi qualitatif.
6. Structurer la profession. Sans une convention collective, une profession ne se structure pas et n’est pas reconnue comme telle. Une convention offrirait plusieurs avantages, en termes de formation par exemple : toutes les cotisations sont regroupées au sein d’un même organisme. Une manière intéressante d’approfondir et de diversifier ses compétences et celles de ses salariés. En termes de gestion des ressources humaines, la convention définit les relations « employeur-employé », les salaires…

