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Sylvain Coopman (Chambre des diagnostiqueurs Fnaim) : «  Un impact certain, bien que difficile à prévoir   »

Si une bonne partie des nouvelles mesures sont légitimes dans leur intention, certaines conditions d’applications choisies par les Pouvoirs publics ne semblent pas être des plus pragmatiques, malgré la mise en garde des organisations professionnelles et des organismes de certification. L’enquête que nous avons menée auprès de nos adhérents a montré que la certification avait déjà contribué à professionnaliser le métier, notamment par son coût, avec l’abandon de cette activité par ceux qui la pratiquaient en complément. Il est évident que les nouvelles dispositions vont avoir un impact important sur la profession, mais il est difficile encore d’en prédire toutes les conséquences. La pression sur les diagnostiqueurs est forte de toutes parts pour que ces mesures ne se répercutent pas sur les prix. Mais comment peut-il en être autrement, sinon à étouffer une profession déjà dépendante d’un contexte économique peu optimiste ? «  Pris entre le marteau et l’enclume  », c’est-à-dire entre ces conditions d’exercice exceptionnellement exigeantes et onéreuses et un contexte très concurrentiel, les professionnels les plus rigoureux risquent d’être découragés dans l’envie de continuer à exercer, sans compter l’attestation de protection des travailleurs pour l’amiante loin d’être indolore financièrement.

Un métier s’enrichit à partir des nouveaux professionnels qui le rejoignent, mais qu’en sera-t-il à trop vouloir hausser le niveau  ? Va-t-on arriver à une pénurie de diagnostiqueurs, comme pour les médecins généralistes ou certains spécialistes ?

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