Le nouveau dispositif de recertification va coûter une fortune. Avec les contrôles in situ pour le DPE, le Dripp et à présent le gaz, la surveillance va s’avérer plus chère encore que les examens de la certification. Fatalement, des diagnostiqueurs s’apercevront qu’ils ne peuvent plus y arriver, au regard de leur CA. On observe aussi un écœurement général né du manque total de confiance des Pouvoirs publics à l’égard de la profession. Ces derniers ont instauré la certification obligatoire, mais ce serait insuffisant : désormais, ils soupçonnent les diagnostiqueurs d’être mal certifiés ! Qu’on nous laisse faire nous-mêmes notre police au sein de la profession ! Avec la recertification, je crains que beaucoup d’anciens ne quittent prématurément le métier. Nous risquons alors de connaître un délai de latence important puisque ces départs ne seront pas compensés par de nouveaux entrants légitimement freinés par les nouveaux pré-requis. La profession ne pourra plus embaucher aussi facilement ; d’autant que nous sommes dans une période d’instabilité qui n’incite pas à intégrer le métier. Actuellement, les diagnostiqueurs sont suffisamment nombreux ; ils le seraient même trop, à entendre certains. Avec la recertification, nous risquons de manquer de troupes pour assurer toutes les missions. Les plans de travaux dans les bâtiments tertiaires vont ouvrir un marché colossal et nous aurons besoin de diagnostiqueurs. Malheureusement, on cherche aujourd’hui à écarter le diagnostiqueur de ce marché.
