La question est délicate. Aujourd’hui, à entendre certains, beaucoup de diagnostiqueurs chercheraient une porte de sortie. Problème de coûts, de motivation aussi : a-t-on envie de se réengager sur cinq ans lorsque l’on peut faire valoir ses droits à la retraite dans deux à trois ans ? Nous ne voulons cependant pas céder à des conclusions hâtives. Après tout, nous avons entendu ce même discours en 2007 : on pensait alors que la certification allait bouleverser le marché, instaurer une telle sélection à l’entrée qu’il y aurait forcément moins d’entreprises...
Certes, le contexte est aujourd’hui moins favorable qu’il ne l’était en 2007. Et la recertification -qui ne va pas dans le sens souhaité- s’annonce d’autant plus lourde qu’elle se conjugue à d’autres obligations de formation. Ces contraintes supplémentaires entraîneront sans doute une évolution de la profession et du marché. Mais selon nous, cette évolution ne doit pas être vue comme un bouleversement radical, mais plutôt comme l’accentuation d’un phénomène d’ores et déjà perceptible. Dès à présent, nous observons les regroupements et structurations de nombreuses entreprises. La recertification peut accentuer le phénomène. Avec des diagnostics de plus en plus pointus, de nouvelles obligations de formation, des coûts supplémentaires, nous pouvons nous interroger sur la capacité du solo à poursuivre à l’avenir.
