L’audit énergétique est un nouveau moyen pour le diagnostiqueur de se diversifier. En revanche, s’il se lance dans ce projet, il devra obligatoirement se mettre à niveau. Les connaissances acquises pour le DPE ne suffisent pas. Il est plausible que les professionnels venant du bâtiment puissent se spécialiser sur ces audits. Mais à terme, nous pensons que cela restera assez marginal. De plus, les responsabilités y sont beaucoup plus importantes : si les préconisations s’avèrent mauvaises, le client pourra se retourner contre le diagnostiqueur. Enfin, les textes parus concernant l’éco-prêt ne privilégient pas les diagnostiqueurs pour réaliser les audits énergétiques. En effet, il y est stipulé que l’étude thermique doit être effectuée par un bureau d’études. Or, les cabinets de diagnostiqueurs sont rarement des bureaux d’études ! Apparemment, ce sont donc les assureurs qui trancheront, garantissant ou non les diagnostiqueurs qui souhaiteront se lancer dans l’audit de l’éco-prêt. Certains diagnostiqueurs, issus du bâtiment et connaissant bien ce domaine, ont donc les compétences pour proposer l’audit énergétique. Quand bien même, ils devront suivre de nouvelles formations pour acquérir toutes les capacités nécessaires. Pour les autres, qui viennent de s’installer récemment ou qui n’ont été que diagnostiqueurs, il vaut mieux se concentrer sur la bonne application de leur métier.

