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Jean Pierre Molia (Fneci) : «  Il faut proposer un bouquet de travaux cohérents par rapport au bien audité  »

C’est un choix auquel les diagnostiqueurs sont aujourd’hui confrontés. Ceux qui désirent développer leur activité ou pousser l’expertise au-delà du diagnostic réglementaire pourront ainsi se lancer dans l’audit énergétique. Mais c’est un autre métier  : il implique du conseil professionnel, qui nécessite des compétences plus approfondies et plus élargies que pour un DPE. Les diagnostiqueurs qui souhaitent investir ce marché auront donc à se former  : les bases du DPE ne leur suffiront pas. Ils devront proposer un bouquet de travaux cohérents par rapport aux caractéristiques du bien audité. Des formations, notamment en conseils, technique, matériaux du bâtiment et matériels d’analyse (infiltrométrie, thermographie infrarouge, etc.), s’avèrent donc indispensables pour être un professionnel averti sur le sujet. En revanche, le principe d’indépendance doit perdurer. En effet, le professionnel en conseil énergétique travaillera forcément en collaboration avec le monde du bâtiment. La personne réalisant un audit doit être formellement indépendante du maître d’œuvre. Concrètement, l’entreprise de conseil ne doit pas être aussi celle qui réalisera les travaux  ! L’audit énergétique se veut donc une nouvelle opportunité pour le diagnostiqueur, mais ce n’est pas le même métier  ! Il faut qu’il en soit bien conscient avant de s’y lancer.

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