Non ! En aucun cas, il ne faut encadrer la durée des diagnostics. C’est impossible de toutes façons : trop de paramètres entrent en jeu. Il faudrait prendre en compte l’ancienneté du bien, son entretien, mais aussi l’expérience du professionnel, ses méthodes de travail… Imposer un temps minimum reviendrait certainement à obtenir l’inverse de ce que l’on peut attendre d’un professionnel. En effet, cette « obligation » pousserait le diagnostiqueur à respecter un temps donné et, par conséquent, il risquerait de faire des erreurs pour respecter le « timing ». De plus, garantir une durée au client pourrait le perturber, au cas où celle-ci ne serait pas respectée. En effet, si vous annoncez que vous allez passer une heure pour réaliser vos prestations et que, finalement, vous en mettez deux car il y a eu des complications et des investigations complémentaires, le client va être perplexe et certainement penser, à tort, que vous n’êtes pas compétent. C’est pourquoi il est impossible aujourd’hui d’encadrer la durée du diagnostic. En fait, l’objectif de ce débat est de trouver des solutions pour lutter contre les « mauvais » diagnostics réalisés hâtivement. Mais imposer un temps ne changera rien. En revanche, nous préconisons toujours la mise en place d’un Conseil supérieur du diagnostic qui pourrait enquêter et sanctionner les professionnels qui ne travaillent pas correctement.
