Le magazine des professionnels du diagnostic immobilier

Sylvain Coopman (Chambre des diagnostiqueurs Fnaim) : «  Pour un “ temps minimum ”  »

Parler d’un temps normé est compliqué. Les diagnostiqueurs se sont équipés de matériels informatiques améliorant leur productivité, mais cette évolution n’est pas encore aboutie. Le temps passé pour réaliser un diagnostic correct est assez varié d’un technicien à l’autre. Il paraît plus sage de parler d’un temps minimum en-dessous duquel le diagnostic ne peut être réalisé, sinon au détriment de la qualité de la prestation. Il serait plus juste de parler de «  temps minimum pour réaliser un bon diagnostic  », ce sur quoi nous travaillons déjà à la Chambre, afin de ne pas pénaliser les plus vertueux qui ne pourraient plus se distinguer par la qualité de leur offre. De même, parler d’un prix fixe pour un diagnostic semble plutôt irréaliste. La valeur de l’ensemble des équipements, d’un cabinet à l’autre, est très disparate. Des tarifs réglementés auraient des conséquences désastreuses sur le marché, condamnant à mort les professionnels qui ont fait le choix d’investissements plus lourds. A bien regarder les secteurs où les prix sont réglementés, cela ne règle pas le problème qualitatif. Cela aligne juste les prix, et plutôt sur la fourchette basse... Argumenter sur le prix de base se révèle ensuite impossible. La piste la plus raisonnable semble donc d’évoquer un tarif minimum, sans l’imposer.

Répondre à cet article

SPIP | |