On ne peut pas encadrer une prestation à géométrie variable, telle que peut l’être le diagnostic. En revanche, il nous semble important de pouvoir donner au grand public des durées indicatives de temps d’expertise. Certes, il est impossible de fournir un temps précis, car plusieurs paramètres doivent être pris en considération : l’ancienneté et la situation géographique des logements, le niveau d’expérience des professionnels, les complications sur site, les outils utilisés… Mais une fourchette de temps serait un indicateur important pour le client. En effet, elle pourrait, entre autres, écarter certaines pratiques consistant à boucler des diagnostics en 30 minutes - une pratique toujours synonyme d’une mauvaise expertise. En revanche, si le temps estimé était dépassé, le diagnostiqueur aurait toujours la possibilité de motiver les raisons de ce dépassement. En termes d’image, donner une fourchette de temps ne peut donc qu’être bénéfique auprès des clients. Le grand public ou la presse nous reprochent souvent d’effectuer notre métier à la va-vite. C’est un manque d’information que l’on se doit de clarifier. La Fneci va d’ailleurs organiser sur ce point un sondage auprès de l’ensemble de la profession, pour ensuite dégager des données de temps indicatives, à destination des professionnels, mais surtout des prescripteurs et des particuliers.
