Même si le plan de fiabilisation du DPE compte encore de nombreuses inconnues, nous avons aujourd’hui des certitudes. Sur l’annexe technique ou sur le nombre de points de contrôles, par exemple, il existe un consensus : ces avancées répondent d’ailleurs à des souhaits de la CFDI. En revanche, nous exprimons des divergences sur la double certification. Telle qu’elle nous a été présentée jusqu’à présent, elle va perturber le client final. Cette double certification nous paraît uniquement justifiée si l’audit énergétique à venir dans le cadre des copropriétés de plus de 50 lots correspond effectivement à un DPE de niveau 2. Mais globalement, il nous sera difficile de faire bouger les choses : la fiabilisation du DPE est devenue un sujet hautement politique avec une volonté forte du secrétaire d’Etat au Logement. Même si nous pouvons encore discuter de points techniques, le plan de fiabilisation nous semble déjà arrêté. Par exemple, sur la visite in situ obligatoire lors de la recertification, il me paraît difficile d’espérer faire changer d’avis le ministère. Dans ce contexte, il faut sans doute chercher à « positiver ». Selon nous, le plan de fiabilisation aura pour conséquence de bloquer les nouvelles entrées dans le métier. En revanche, pour tous les diagnostiqueurs déjà installés et non pourvus de qualification, ce plan sera l’opportunité de faire valider leur expérience et de bénéficier à l’avenir d’une qualification de niveau Bac+2. Cela va ainsi valoriser un peu la profession.

