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Sylvain Coopman (Chambre des diagnostiqueurs Fnaim) : «  Se focaliser sur le diagnostiqueur ne suffit pas »

Pour la première fois, les différentes fédérations de diagnostiqueurs se sont mises autour d’une table pour faire une série de propositions communes, cela montre l’enjeu actuel. La profession est en train de mûrir et les organisations professionnelles veulent être écoutées et agir au sein du dispositif. Par exemple, nous sommes plutôt d’accord pour une certification à deux niveaux. Mais nous proposons un niveau 1 pour le DPE dans le cadre du DDT et un niveau 2 pour les biens plus complexes (commerciaux, tertiaires...). Autre exemple, sur la visite in situ dans le cadre de la recertification, l’idée part d’une bonne intention mais proposer un contrôle sur la base d’un rapport déjà réalisé fait émerger de nombreux problèmes. Comment faire si le nouveau propriétaire a effectué des travaux depuis la vente ? Comment agir si la visite in situ donne des résultats différents du DPE réalisé auparavant ? Les Pouvoirs Publics tiennent pourtant absolument à ce contrôle in situ, évoquant la directive européenne. Nous essayons de voir si l’Europe l’impose réellement. Aujourd’hui, il est essentiellement question de pré-requis et de compétences. Pourtant, quitte à remettre à plat le DPE, il est indispensable de tout examiner. Il faut arrêter de «  taper  » uniquement sur le diagnostiqueur et de ne regarder que la question de sa compétence. Les contenus de formation, l’évaluation des logiciels sont autant de sujets qui doivent être traités en parallèle. Nous devons prendre le temps avec les Pouvoirs Publics et arrêter de travailler au coup par coup.

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