Aujourd’hui, les différentes fédérations adoptent une position commune. Sur le plan de fiabilisation du DPE comme sur la recertification puisque les deux sujets ne peuvent plus être dissociés. Selon nous, le dispositif du DPE sera ensuite décliné aux autres diagnostics. Nous l’observons dès à présent avec l’introduction d’un double niveau de certification sur le plomb ou sur l’amiante. Sur la question du DPE, l’écart avec l’Etat s’est aujourd’hui réduit. Des divergences et des discussions techniques demeurent, mais nous devrions parvenir à nous entendre en poursuivant la concertation. En revanche, nous demeurons résolument opposés à l’audit de terrain tel que le propose le Ministère. Les Pouvoirs publics évoquent une directive européenne rendant obligatoire la visite in situ : nous ne sommes pas certains de son interprétation.
Certes, sur le papier, l’audit semble formidable. Mais le dispositif s’avère difficilement applicable. Puisque la plupart des DPE interviennent lors d’une vente, et que cet audit survient jusqu’à 18 mois après le diagnostic, lorsque le propriétaire a changé, on mesure combien sa mise en pratique se complique : il faudra d’abord prendre rendez-vous, il faudra ensuite qu’un examinateur se déplace, etc. Cette organisation ne manquera pas d’engendrer des coûts importants : 1 500 euros au minimum pour le diagnostiqueur ! Cette systématisation de l’audit terrain nous semble donc totalement irréaliste. Pourquoi ne pas, plutôt, instaurer l’obligation de prendre des photos à chaque DPE comme éléments constitutifs ?
