La CFDI et ses différentes composantes ont toujours insisté sur la nécessité d’une bonne connaissance du bâti. Y compris la CSEIF, initialement composée d’experts en valeur vénale, qui a toujours réclamé de telles connaissances. Elles sont indispensables pour un bon diagnostiqueur. On ne lui demande pas d’être spécialiste en tout : il est un généraliste de la santé du bâti, avec des connaissances transversales à plusieurs corps d’état : gros œuvre, électricité, gaz... En termites, par exemple, si l’opérateur ne dispose pas de notions en matière de charpente, comment peut-il déceler le danger engendré par tel ou tel élément attaqué ? On le voit bien, l’exercice du diagnostic immobilier repose d’abord sur des compétences techniques. Et cette technicité en fait, sans doute, un métier du bâtiment, bien plus qu’un métier de l’immobilier demeurant par nature, davantage commercial que technique. Cet ancrage du métier dans le monde du bâtiment se voit d’ailleurs confirmé par les dernières exigences de pré-requis dans le plan de fiabilisation du DPE : les Pouvoirs publics souhaitent un niveau bac+2 dans le domaine du bâtiment ; une exigence qui correspond à un vœu ancien de la CFDI.
