Le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît. Si nous considérons la liste des métiers de l’immobilier, nous voyons combien nous ne sommes pas un métier de la transaction. L’article 271-6 du Code de la construction nous l’interdit d’ailleurs puisque le diagnostiqueur ne doit pas entretenir de « lien de nature à porter atteinte à son impartialité et à son indépendance ni avec le ou les propriétaires ou leurs mandataires ». Sommes-nous pour autant un métier du bâtiment ? Tout dépend quel point de vue l’on souhaite adopter. Si nous examinons le diagnostic immobilier sous l’angle des compétences et des pré-requis exigés, oui, le métier peut être affilié au bâtiment. Mais il ne suffit pas de considérer la connaissance et le savoir, il importe d’examiner également notre métier sous l’angle de la prestation : le diagnostiqueur immobilier ne construit pas, il constate. L’amiante avant vente illustre assez bien cette position : le diagnostiqueur doit témoigner d’une connaissance en matière de bâti, mais il ne pratique aucun sondage destructif. Lorsque nous considérons la prestation en elle-même, nous voyons bien que la profession demeure à part entière. Le diagnostic immobilier est sans doute proche du bâtiment, mais sans pouvoir y être intégré totalement ; une profession intermédiaire en somme, à l’instar des bureaux d’études.
