Le particulier estime devoir être traité de façon « unique » : le diagnostiqueur, s’il souhaite être choisi, se doit d’intégrer cet état d’esprit. Chaque prestation relève du one shot, contrairement à celles entretenues avec les autres professionnels. Pour capter ce marché incontournable, il faut se rendre plus accessible, notamment en utilisant Internet. La notion de réseau est alors un atout. La notoriété des diagnostics et le développement du Web devraient accroître la part des diagnostics sollicités en direct par le particulier. La Chambre travaille d’ailleurs actuellement à un bouquet de solutions pour accompagner les diagnostiqueurs dans ce défi, elles verront le jour d’ici à la fin 2009. Cependant, même si l’image médiatique des métiers de l’immobilier et du bâtiment n’est pas des plus avantageuses, la complexification de la réglementation incite le particulier à « assurer » sa transaction en s’aidant d’un professionnel, au fur et à mesure de l’ajout de nouveaux diagnostics et d’autres dispositions. Il s’agira donc davantage de bien expliquer à tous l’intérêt de ces diagnostics pour les dédramatiser, les rendre plus banals au même titre qu’un contrôle automobile. Une réserve : la crise démontre clairement qu’une diversité de clientèles et de secteurs d’activités (transaction, location, marchés publics…) reste un filet de sécurité très efficace pour perdurer. Nous avons un métier qui touche à plusieurs univers, sachons exploiter au mieux cet atout.
