Le métier s’est développé autour des diagnostics réglementaires liés à la transaction immobilière. Mais lors de la crise de 2009, ce sont les entreprises qui avaient acquis une clientèle dans l’administration de biens qui ont pu, les premières, tirer leur épingle du jeu. Les années qui viennent devraient permettre de renouer des liens avec les copropriétés, grâce à la mise en place du DPE collectif (copropriétés de moins de 50 lots) et de l’audit énergétique (pus de 50 lots), même si l’échéance est… 2017.
L’accessibilité, également induite des lois Grenelle, pourrait constituer un levier vers de nouveaux marchés, même si elle nécessite une montée en compétence particulière. L’évolution de la réglementation autour de l’amiante va certainement ouvrir de nouveaux marchés ; reste à savoir si les diagnostiqueurs auront les structures les plus adaptées pour répondre à la demande. Deux options s’offrent aux acteurs de la branche : rester sur le métier de diagnostiqueur et élargir leur offre à de nouvelles prestations de constats, ou évoluer pour ajouter le conseil à leur activité. S’il fallait retenir un seul conseil stratégique, ce serait le développement d’activités complémentaires, en tenant compte de son réseau de donneurs d’ordre déjà actif, pour limiter les risques. Les plus hardis pourront se rapprocher de confrères pour mettre en commun leurs compétences et conquérir ensemble de nouveaux marchés.
