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Jean-Pierre Molia (Fneci) : «  Toucher les marchés du tertiaire  »

Aujourd’hui, le diagnostiqueur demeure souvent à 90 % sur le marché du particulier et des prescripteurs traditionnels. D’autres pistes s’offrent pourtant à lui. Je pense au marché du tertiaire. En termes de rénovation énergétique, les bâtiments tertiaires seront tenus de gagner plusieurs tranches d’ici 2020 sur le DPE 6.3 : deux pour les bâtiments moins bien classés (H et I)  ; une pour les bâtiments classés en D, E, F ou G. De fait, même si ce DPE n’est pas obligatoire, il sera difficile de s’en passer si l’on veut respecter les objectifs. Sur huit ans, cela représente des millions de locaux, de boutiques ou de bureaux à diagnostiquer. Selon moi, le DPE collectif (avec mention) va devenir un vrai produit et se révéler un marché intéressant avec des centaines de milliers de copropriétés à diagnostiquer avant 2016. Il me semble aussi indispensable d’investir d’urgence l’infiltrométrie avant que la RT 2012 n’entre totalement en vigueur et que ce marché ne se concentre dans les mains des architectes et des BE. Ce sont autant de marchés sur lesquels la grande majorité des diagnostiqueurs ne s’est pas encore positionnée parce qu’elle a souvent axé son développement sur le transactionnel. Il ne faut pas hésiter à remettre en cause son business plan et à construire un discours marketing s’adressant aux entreprises. Ainsi, le diagnostiqueur mettra une corde supplémentaire à son arc. 

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