Il ne faut pas se leurrer : la transaction demeure le cœur du métier. Et l’intérêt de la profession n’est pas de s’en écarter en se ruant vers la diversification. A la Fidi, nous avons des adhérents qui sont effectivement capables de sortir du transactionnel et de développer une spécialité, et d’autres bien placés sur la transaction qui n’ont pas intérêt à en sortir. Nous considérons ainsi qu’il existe deux métiers : celui de la transaction qui n’est pas à sous-estimer, et un autre métier qui requiert des connaissances plus pointues dans le bâtiment. A cet égard, l’exemple de l’amiante nous paraît significatif. Le décret du 3 juin dernier -auquel la Fidi adhère totalement-, a d’ailleurs clairement dissocié le constat-vente des autres prestations. Cette distinction commence également à apparaître dans les contrats d’assurances. Après, il existe effectivement des pistes de diversification en matière énergétique ; notamment sur le marché de la rénovation énergétique. Il nous semble cependant hasardeux d’enjoindre les diagnostiqueurs à s’y engouffrer : dans l’état actuel des choses, il n’est pas sûr que cela génère suffisamment d’activité derrière en dépit des sommes investies pour du matériel ou une certification. De manière générale, la diversification nécessite de la part des entreprises une réelle étude de marché préalable.

