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Sylvain Coopman (Chambre des diagnostiqueurs Fnaim) : «  Les cabinets trop axés sur la vente ont été les plus touchés  »

La crise économique qui sévit depuis quelques mois, de par sa violence, a particulièrement touché le secteur de l’immobilier, notamment le volume de transactions. Ce climat anxiogène a peu à peu contaminé le secteur locatif, diminuant de facto le nombre de diagnostics à réaliser dans ce secteur. Principaux cabinets touchés  : les sociétés employant plus de cinq diagnostiqueurs, pour lesquelles les frais de structure incompressibles (avoir pignon sur rue, le nombre de salariés et les charges induites...) ont obligé à des arbitrages pour réduire la voilure, en termes de diagnostiqueurs et de succursales. Autre profil touché, les nouveaux diagnostiqueurs qui arrivent sur le marché et qui, pour certains d’entre eux, «  ferment boutique  » à peine un an après leur installation. Dernière catégorie à quitter le secteur, les diagnostiqueurs qui ont anticipé sur leur retraite d’un ou deux ans pour ne pas terminer leur vie professionnelle dans des conditions économiques défavorables. De plus, comme pour les agents immobiliers «  transactionnaires purs  », les diagnostiqueurs les plus touchés ont été ceux qui, malgré nos mises en garde, n’avaient pas élargi le profil de leur clientèle.

«  Les consommateurs sont plus attentifs à la qualité des rapports  »

La crise a ainsi révélé certaines faiblesses, en amplifiant les conséquences. Autre effet de la crise  : une tension exacerbée entre les diagnostiqueurs et leurs prescripteurs aussi bien qu’entre diagnostiqueurs eux-mêmes avec, entre autres, une surenchère des prix vers le bas (lire page 12).

Pour autant, il y a des raisons d’espérer. Nos participations à différents débats de terrain aux côtés de consommateurs, conseils syndicaux comme professionnels, montrent une évolution rapide autour de la perception des diagnostics. En effet, si les diagnostiqueurs étaient tous considérés comme incompétents et malhonnêtes il y a encore à peu près un an, les questions portent maintenant beaucoup plus sur l’exigence de qualité dans la réalisation des diagnostics, notamment en copropriété, et cela à partir de toutes les questions générées par les économies d’énergie.

La crise économique a donc eu un effet direct sur le secteur du diagnostic immobilier, mais son impact sur les consommateurs se répercute également. Il y a des effets plutôt passagers liés au «  climat  » et d’autres qui modifient plus profondément le paysage. Rien n’est figé, la sortie de crise nous réservera elle aussi des évolutions à son tour...

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