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Laurent Roquin (Fidi) : «  La diversification est plus que jamais de mise  »

La profession a vécu, en 2008 et 2009, une baisse considérable des demandes de diagnostics. Si l’on prend notre exemple (Laurent Roquin est directeur de Sodiatec), nous avons constaté une baisse de 30 % dans les domaines de la transaction et la location. Deux paramètres expliquent ce phénomène  : la crise qui a ralenti le nombre de transactions et même fait chuter le nombre de prescripteurs (certains ont mis la clé sous la porte) et une concurrence accrue avec l’arrivée de nouveaux acteurs bénéficiant de subventions à l’installation et pouvant ainsi pratiquer des prix bas. Les professionnels ont souffert à différents niveaux  : les entreprises déjà en difficulté n’ont pas su résister à ces deux paramètres et ont été balayées du marché, les entreprises en juste équilibre ont réussi à passer le cap, mais elles ont été obligées de licencier et les entreprises saines financièrement qui avaient déjà pris le cap de la diversification depuis quelques années ont tiré leur épingle du jeu.

«  Le marché institutionnel est porteur  »

Dans notre cas, Sodiatec a depuis 2007 investi le marché institutionnel du bâtiment (amiante et plomb avant démolition et avant-travaux). Ce marché nous a permis d’augmenter notre CA de 32 % en 2009 malgré la baisse des transactions. C’est un marché porteur qui demande en revanche des connaissances et des savoir-faire en bâtiment plus poussés que dans le diagnostic. Le côté commercial est également très important car, sur ce marché, les professionnels se heurteront aux bureaux de contrôle.

«  Les réseaux ont le vent en poupe  »

La typologie du métier ne devrait pas tant changer que cela par rapport à l’avant-crise. Il y aura toujours les franchises qui permettent à des «  indépendants  » de travailler avec de nombreuses armes (communication, marketing, techniques de commercialisation, formation à de nouveaux diagnostics...), mais aussi les solos qui, du fait de leur notoriété passée, peuvent conserver leur ancrage dans la profession en ne proposant que du diagnostic réglementaire. Pour d’autres, la diversification sera obligatoire. Enfin, les réseaux structurés apparaissent de plus en plus et devraient prendre une place non négligeable au sein du métier : des réseaux qui gèrent aussi bien le technique, le commercial et qui développent de nouvelles stratégies afin de récupérer un maximum de marchés.

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