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Vincent Wiart (CFDI) : «  Limiter les valeurs par défaut et expliquer le choix de la méthode  »

Doit-on revoir le DPE dans ses fondements  ? Selon nous, il demeure un très bon outil lorsqu’il est réalisé dans les règles de l’art et correctement expliqué. Nous répétons combien le DPE peut être amélioré sans nécessairement augmenter le nombre de points de contrôle et sans chercher à se rapprocher de la méthode TH-C- E. Il faut savoir ce que l’on veut : soit on pratique un DPE, soit on réalise un audit énergétique. Or, la méthode 3CL demeure pertinente lorsqu’elle est correctement utilisée. Pour fiabiliser le DPE, il est impératif de limiter le recours aux valeurs par défaut qui faussent le résultat. Le diagnostiqueur doit aller chercher l’info  : il n’est pas normal de voir des isolations ou des surfaces «  non renseignées   ». Ce recours plus ou moins abusif aux valeurs par défaut explique les différences de catégories obtenues sur un même bien comme l’a mis en évidence Que Choisir  ?. Le diagnostiqueur doit aussi indiquer dans ses observations quelle méthode il a utilisée. S’agit-il de la 6.1 ? De la 6.2  ? L’obligation doit lui être faite d’expliquer le choix de la méthode. Enfin, il convient de renforcer l’information en matière de DPE car beaucoup de professionnels, agents immobiliers ou notaires, demeurent peu informés alors qu’ils ont un rôle essentiel à jouer.

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