Avec l’obligation d’affichage et la bonification du PTZ+ en fonction du classement, le DPE devient bien plus un outil de mesure que de sensibilisation. Nous avons créé un groupe de travail avec des diagnostiqueurs qui réalisent des audits énergétiques, en plus des DPE. Nous avons fait dix propositions aux Pouvoirs publics, dont voici les principales. Si la faiblesse du dispositif est souvent imputée aux diagnostiqueurs, nos propositions sont plus exhaustives, notre audit ayant démontré que les responsabilités étaient complexes. Premièrement, nous pensons qu’il faut un plus grand nombre de critères à renseigner et des listes plus complètes pour refléter la réalité. Deuxièmement : un effort de convergence permettrait de n’avoir plus qu’un seul DPE en demandant la suppression de la méthode par factures bien trop tributaire du comportement de l’occupant. Ensuite, il est nécessaire d’homologuer les nouveaux logiciels, une fois la méthode et la forme du rapport révisées, pour que tous les diagnostiqueurs utilisent des outils équivalents.
Enfin, nous souhaitons la mise en place d’une révision de la certification avec un suivi in situ uniformisé pour les organismes de certification. Ajouter une condition de pré-requis, en plus de cette certification, reviendrait à instaurer un filtre, à l’entrée et à la sortie. Pré-requis ou certification, oui, mais les deux en même temps... En marge de cette réforme, nous demandons à ce que la bonification du PTZ+ soit revue pour diminuer la pression sur les diagnostiqueurs.
