Dans l’ensemble, la compétence me paraît acquise même si certains diagnostiqueurs peuvent encore prendre ce diagnostic à la légère. Selon nous, la fiabilisation du DPE passe aussi par une fiabilisation technique des logiciels. L’évaluation du module DPE actuellement en cours est insuffisante puisqu’elle demeure volontaire : il serait souhaitable qu’un arrêté soit pris afin de rendre cette évaluation obligatoire. Chacun des logiciels présents sur le marché obtiendrait ainsi un agrément, à défaut duquel les diagnostiqueurs ne pourraient l’utiliser pour un DPE valable. En agissant de la sorte, nous parviendrons à lever certains écarts relevés. Une autre problématique me semble être l’image du DPE. Le DPE n’est pas une étude thermique, comme le grand public a parfois tendance à le croire. Il est impossible d’avoir une étude précise même avec 60 points de contrôle.
Le DPE demeure donc la première démarche conduisant à l’amélioration énergétique du bien. Il convient de le replacer dans une problématique du bâtiment, et non de l’immobilier. Nous devons nous efforcer de promouvoir le DPE volontaire. Les professionnels du bâtiment doivent jouer le jeu du conseil indépendant en faisant appel aux diagnostiqueurs. Cette coopération ne peut être que profitable : si chacun a bien travaillé, diagnostiqueur et artisan obtiendront les mêmes résultats.
