Dans les bâtiments performants, une qualité d’air intérieur à améliorer

Dans les bâtiments performants, une qualité d’air intérieur à améliorer
mars 29 09:33 2017 Imprimer cet article

Les bâtiments performants seraient-ils plus pollués que les autres ? C’est en tout cas ce qui ressort de la première vague de résultats de l’étude* sur les niveaux de qualité d’air dans les bâtiments performants, menée par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) à la demande des pouvoirs publics.

Et si les résultats – obtenus suite à la collecte harmonisée d’informations auprès des occupants de 72 logements répartis dans 43 bâtiments – ne « sont pas généralisables au parc actuel de bâtiments performants », ils livrent quelques précieuses indications.

Ossature et isolants bois

Ainsi, s’il n’y « a pas de différence majeure pour la plupart des substances mesurées » (radon, particules, COV…), les auteurs de l’étude relèvent au moins quatre domaines dans lesquels les bâtiments performants font moins bien : les moisissures, l’hexaldéhyde, l’α-pinène et le limonène. Plus intéressant encore, l’étude avance les raisons expliquant ces différences.

Ainsi, une présence supérieure d’α-pinène peut s’expliquer par la présence d’une « ossature bois, la présence de mobilier en bois dans la pièce de mesure et, pour les logements situés au dernier étage, l’isolant végétal à base de bois placé au niveau des combles ».

La cause d’une concentration supérieure de limonène s’expliquerait par « l’introduction de mobilier neuf durant la semaine de mesure et le stockage des produits d’entretien à l’intérieur du logement » tandis que « l’ossature bois et la présence de revêtements de sol à base de bois brut ou reconstitué sont les 2 principales sources d’hexaldéhyde ».

Moisissures

Dans ces logements, les auditeurs ont également relevé un « développement fongique actif » légèrement supérieur à celui relevé dans le cadre de la « campagne nationale logements » (CNL) de l’OQAI, qui repose sur l’étude de bâtiments classiques. Cette problématique concerne ainsi près d’un logement performant sur deux (47% précisément), contre un logement sur trois (37%) dans les logements de la CNL.

Et « cette présence de moisissures est plus souvent cachée : 1% des logements présentent des traces de moisissures visibles par rapport à 15% dans la CNL », précisent les auteurs de l’étude qui ne sont pas parvenus à identifier les causes du phénomène. « La recherche des facteurs du développement actif de moisissures n’a pas abouti du fait du nombre limité d’observations, mais elle a souligné l’impact possible du type d’isolation thermique, de l’occupation du logement et de la survenue de problèmes d’humidité, d’infiltrations et de dégâts des eaux ».

Consulter le bulletin de l’OQAI (mars 2017)

*Étude réalisée à partir des informations collectées par des opérateurs locaux, pendant une semaine et à deux reprises, selon un protocole harmonisé d’enquête (mesures et questionnaires), dans 72 logements répartis dans 43 bâtiments construits ou rénovés, « en majorité démonstrateurs du Prébat », sélectionnés sur la base du volontariat.

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